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Le Terminale
1 avenue Boutarey
69580 Sathonay Camp
0478 08 27 20

Le Terminal : quand les tontons mâchonneurs s’invitent à Sathonay-Camp

Pour la messe bachique, y’a deux solutions : ou on se dérange ou on méprise… Oui, évidemment n’importe comment, une tournée d’inspection ne peut jamais nuire, bien sûr ! C’est pour cela que nous sommes retournés, pour le premier rendez-vous de l’automne, le samedi 26 septembre, au Terminal, chez ce qu’il est convenu d’appeler un grand honnête homme, Stéphane Brisotto. Vous comprenez : y’a des impulsifs qui téléphonent, y en a d’autres qui se déplacent.

 

Notre hôte est affable, il fait dans la diplomatie, je dirais même, la psychologie.  Et la psychologie, y en a qu’une : défourailler le premier ! C’est pour cela que les premiers convives à peine arrivés, vers 8 heures, les premiers pots de blanc sont commandés, les premiers coudes se lèvent, les premiers verres s’entrechoquent.

L’accueil est chaleureux, l’ambiance bon enfant, si bien que, pour un peu, on aurait oublié l’heure de passer à table, 9 heures. Allons vite messieurs, quelqu’un pourrait venir, on pourrait se méprendre, et on jaserait. Nous venons déjà de frôler l’incident. On n’est quand même pas venus pour beurrer les sandwichs !

 

Le discours de notre secrétaire général Felix qui remplace au pied levé notre président absent est empreint d’émotion. Faut dire que nous venions de perdre, quelques jours plus tôt, notre illustre doyen d’âge Jean Armanet. Une minute de silence est observée et les hostilités reprennent de plus belle : « bougez pas ! Les mains sur la table ! Je vous préviens qu’en cuisine, on a la puissance de feu d’un croiseur » ! Et celui qui n’est jamais rentré dans l’établissement, il connaît pas Stéphane ! Il va avoir un réveil pénible !

 

Ce jour-là, les cuistots ont travaillé le faisan en férocité : en entrée, terrine de faisan à la liqueur de cèpes et, en plat de résistance, pain des chasseurs avec faisan et ris de veau. Un régal ! Pour le fromage, un demi saint-marcellin, comment dire, plutôt masculin… Faut r’connaître… C’est du brutal ! Hé ben moi, ce jour-là, j’aurais donné à la cuisine 20/20, et en cotant vache !

Les premiers cigares sortent des holsters, les cafés sont vite bus et comme les gamins ont piraté le tout venant, qu’est-ce qu’on fait, on s’ risque sur le bizarre ? Faut dire que Stéphane Brisotto, c’est comme Jo le Trembleur : 50 kilos de patates, un sac de sciure de bois, il te sort 25 litres de 3 étoiles à l’alambic !

 

Bref encore une superbe matinée passée avec les amis chez un restaurateur méritant, Stéphane Brisotto qui, du fond de son Terminal, pourrait, à n’en pas douter, en renvoyer plus d’un tout droit à la maison mère… au terminus des prétentieux…

Certains ne pouvaient pas partir du quartier sans traverser la voie de chemin de fer, et saluer Thomas au Loup pendu.

Texte H.H. 
Photos P.L.D.