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Domaine Bouteille Frères
1480 route des Pierres Dorées 
69380 Saint Jean des Vignes 
04 78 43 73 27 
06 07 04 53 01
fax 04 78 43 08 94 
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En ce samedi printanier, c'est un franc soleil qui accompagna une troupe de trente trois joyeux drilles à l'humeur primesautière dans leurs pérégrinations gourmandes pour fêter le divin suidé.

Une fois n'est pas coutume, ce fut vers dix heures que huit compagnons se retrouvèrent à la gare de la Part-Dieu pour entamer le périlleux voyage qui les conduisit vers les cimes éthérées de Saint-Jean-des-Vignes, périple au cours duquel, comme d'habitude, les premiers godets d'un vin blanc sec et fruité furent vidés et les premières tranches de saucisson partagées avec des voyageurs, pour certains amusés, pour d'autres ébahis.

 

Les gais lurons retrouvèrent sur place d'autres convives, arrivant cahin-caha avec leurs véhicules cheminant sur des routes improbables, et les plus valeureux thuriféraires de la cause du Saint Cochon qui œuvraient depuis les premières lueurs de cette belle matinée. Nous étions arrivés à bon porc, sus scrofa domesticus pouvait être fêté.

Dans le hangar pour l'occasion apprêté, sous l'œil impassible des quelques travailleurs dont la tâche ne pouvait être reportée, l'assemblée se régala des traditionnels mètres (kilomètres ?) linéaires de boudin frais, cuit à la chaudière et accompagnés des flacons blancs, rosés ou rouges de la maison que le bien-nommé monsieur Bouteille déversa dans les verres avec prodigalité et bonhomie, mais que nous dégustâmes néanmoins avec modération.

Tandis que quelques calmes confrères continuèrent à profiter du cadre magnifique pour siroter les nectars du cru, les plus curieux suivirent le patron dans l'exploitation pour découvrir les secrets de la culture des plants de vigne et de la lutte contre le phylloxéra.

Il fut bien vite venu le temps de se restaurer et de savourer les mets de choix des festivités. Tandis que les commensaux les plus impliqués dressèrent la table au grand air pour les plus nombreux, les plus craintifs, mais non les moins enjoués, se retranchèrent à l'intérieur du caveau, à l'abri des rayons assassins que dardait un soleil au zénith. Les pâtés et la cochonnaille firent leur apparition pour être aussitôt engloutis par les comparses endiablés. Les cochons de lait suivirent le même sort et glissèrent, sitôt dépecés, dans les gosiers impatients, accompagnés de vins rouges du Beaujolais qui s'écoulèrent à foison. Les fromages, aussi variés que succulents, laissèrent la place à de souriantes têtes de cochon en pâte d'amande, œuvres du pâtissier du village, qui confirmèrent, une nouvelle fois, qu'à la Saint Cochon, le divin animal était bien décliné sous toutes ses formes, mêmes les plus récréatives.

 

La fin de l'après-midi s'égrena sereinement, entre verres d'un gewurztraminer raffiné et cigares de tailles et de provenances diverses et variées, tandis que les sportifs s'essayaient, qui à des parties de boules animées, qui au jeu des quilles commandées par cartons entiers.

 

Une nouvelle fois, seuls les absents eurent tort lors de cette belle escapade beaujolaise, organisée de main de maître par un bureau aguerri. Un grand merci aux chevilles ouvrières de cet événement attendu qui, très tôt et très tard encore, s'affairèrent pour que la confrérie et ses invités passent un si bon moment en cette belle adresse qui mérite d'être connue. Les voyageurs du train qui ramena les hédonistes dans l'agglomération lyonnaise furent les témoins de la joie des commensaux, dont les gloussements s'entendirent jusque tard dans la soirée...

Texte H.H. 
Photos P.L.D.